La pièce est terminée. Elle est encore sur la table. Et maintenant, quelqu'un doit découvrir si elle est bonne.
Dans bien des ateliers, cela veut dire défaire le montage, transporter la pièce à une MMT dont l'horaire est plein, attendre, puis constater que quelque chose a bougé. Si c'est le cas, le montage n'est plus là, les décalages non plus, et la seule option honnête est de recommencer.
Le coût de tout cela n'est pas du temps d'usinage. C'est l'écart entre le moment où une pièce est finie et le moment où l'on sait quelque chose à son sujet. Dans un atelier de moules qui tourne de longs cycles sur du brut coûteux, c'est dans cet écart que l'argent se perd.
Le palpage réduit l'écart en mesurant sur la machine, pendant que la pièce est encore positionnée. Si plus d'ateliers ne le font pas, ce n'est presque jamais par opposition à l'idée. C'est que les cycles de palpage se trouvent ailleurs que dans la FAO où l'on programme, et que personne n'a eu le temps de démêler où.
Les fonctions d'inspection de Fusion servent à évaluer les pièces avant, pendant et après l'usinage, au moyen du palpage CNC comme de la mesure manuelle. Les opérations sont précises plutôt que génériques.
Les résultats d'inspection peuvent être importés de fichiers générés par la machine ou récupérés par une connexion en direct, analysés pour la conformité aux tolérances, puis convertis en rapport d'inspection. Les mesures prises à la main au pied à coulisse, au micromètre ou à la jauge de hauteur se consignent au même endroit.
Un atelier PowerMill a généralement passé des années à bâtir ses stratégies et, bien raisonnablement, ne souhaite pas qu'on y touche. Rien ici ne le demande.
La division est nette. PowerMill continue de faire ce qu'il fait bien : l'ébauche et la finition de géométries difficiles. Fusion prend en charge les cycles de palpage et le relevé d'inspection. Le programmeur qui a passé dix ans à raffiner une stratégie de finition n'a pas à la reconstruire ailleurs pour savoir si un alésage est à la cote.
Cette séparation explique aussi pourquoi c'est souvent le premier processus adopté. Il ajoute une capacité sans rien mettre en jeu.
Le palpage est davantage un changement de processus qu'un changement de logiciel, et les ateliers qui en tirent de la valeur ont généralement réglé quatre choses.
Un palpeur installé et fiable. Étalonné, avec un stylet connu, et quelqu'un qui en connaît l'état. Un palpeur en qui personne n'a confiance produit des chiffres sur lesquels personne n'agit.
Un post-processeur qui sort les cycles attendus par votre commande. C'est l'étape la plus souvent sous-estimée. La sortie de palpage est propre à la commande numérique, et le post doit être juste.
Une entente sur ce qui est mesuré. Tout mesurer est plus lent que ne rien mesurer, et se fait généralement abandonner en un mois. Les entités qui valent un palpage sont celles qu'il coûterait cher de rater.
Une destination pour le résultat. Une mesure qui aboutit dans un fichier texte sur la commande et que personne ne regarde n'a rien amélioré. Décider d'avance qui lit le rapport d'inspection est ce qui rend la démarche réelle.
La première chose que les ateliers remarquent n'est pas l'inspection. C'est le réglage. Palper le système de coordonnées élimine une tâche manuelle qui était lente et parfois fautive, et le fait sur chaque travail plutôt que sur les compliqués.
La deuxième est le séquencement. Quand une entité critique peut être vérifiée en cours d'usinage, un problème se découvre pendant qu'il reste du brut et que la pièce est encore positionnée, c'est-à-dire au seul moment où il est peu coûteux à corriger.
La troisième, personne ne la prévoit. Dès que la mesure devient courante plutôt qu'exceptionnelle, la conversation entre l'usinage et la qualité change, parce que les deux regardent le même relevé plutôt que deux récits de la même pièce.
SolidCAD a mis en place des processus de palpage et d'inspection chez des clients canadiens en moule, en matrice et en usinage de précision qui continuent de programmer dans PowerMill. Le travail prend généralement la forme d'un mandat court : confirmer le palpeur et le post, s'entendre sur ce qui est mesuré, et bâtir les premiers cycles avec les personnes qui vont les exécuter.
Le palpage se situe exactement là où bien des conseils cessent d'être utiles, parce qu'il touche à la fois la FAO, le post, la commande numérique et le processus qualité. Le faire fonctionner tient moins aux fonctions du logiciel qu'à l'accord entre ces quatre éléments.
SolidCAD travaille avec le portefeuille manufacturier d'Autodesk et avec les machines et les commandes que les ateliers canadiens utilisent réellement. Nous préférons vous aider à valider le processus sur une pièce plutôt que de vous remettre une liste de fonctionnalités.
Oui. Les deux cohabitent. PowerMill continue de produire les parcours d'usinage et Fusion sert aux opérations de palpage et d'inspection.
Non. Le palpage sur machine répond à des questions pendant que la pièce est encore positionnée et excelle pour le réglage, les contrôles en cours d'usinage et la détection hâtive des problèmes. Il n'élimine pas le besoin d'une MMT là où elle est exigée.
Le post-processeur. La sortie de palpage est propre à la commande, et un post qui n'a jamais eu à produire de cycles de palpage demande généralement du travail avant que la machine donne quelque chose d'utile.
Pas pour commencer. La plupart des ateliers la valident sur une machine et une famille de pièces, puis décident jusqu'où aller.
Si vous avez sur la machine un palpeur qui ne sert qu'à la recherche d'arête, il y a un écart entre ce que le matériel peut faire et ce qu'il fait.
SolidCAD peut examiner votre palpeur, votre post et les pièces qui valent la mesure, et vous aider à faire tourner la première routine d'inspection sur un vrai travail.
Vous préférez le courriel? Écrivez à SolidCAD à info@solidcad.ca.
Parlez à un spécialiste SolidCAD.