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SCTechProfile: Maxime Carrier & Les Villes Invisibles

Rédigé par SolidCAD - | 27 févr. 2026 16:34:35

Certaines personnes bâtissent avec du béton. D’autres avec de l’acier. Maxime Carrier, lui, bâtit avec des connexions.

 

Des connexions entre des logiciels qui n’étaient pas conçus pour communiquer ensemble. Des connexions entre d’immenses jeux de données et les ingénieurs qui en dépendent. Des connexions entre ce qui existe aujourd’hui et ce qui pourrait exister demain — si on prend le temps de poser de meilleures questions.

En dehors du travail, Maxime consacre ses pauses à une activité qui reflète parfaitement cet instinct. Il bricole. Il fabrique des costumes. Il crée des objets de ses mains. Il quitte les écrans pour entrer dans un petit atelier près de son bureau, où les matériaux physiques remplacent les données numériques. Pour lui, créer n’est pas une quête de perfection. C’est une affaire de curiosité, d’expérimentation et de satisfaction tranquille lorsque des pièces distinctes deviennent un ensemble fonctionnel.

 

Cette mentalité définit aussi son travail comme consultant technique et analyste chez SolidCAD, où il accompagne les clients utilisant Autodesk Civil 3D, AutoCAD Map 3D, FME de Safe Software et des flux de travail civils et géospatiaux axés sur l’automatisation. Son rôle se situe à l’intersection du génie civil, de la géomatique et de la programmation — un espace où il aide les organisations à passer de processus manuels répétitifs à des systèmes connectés et automatisés.

 

Ce profil fait partie de la série TechProfiles de SolidCAD, qui met en lumière les experts derrière la transformation numérique des environnements d’infrastructure et du secteur public.

 

Un parcours naturel vers la complexité

La carrière de Maxime n’a pas commencé par un parcours traditionnel en génie civil. Sa formation est en géomatique. Il a étudié comment les données spatiales sont captées, structurées et interprétées. Pendant plusieurs années, il n’a toutefois pas travaillé directement dans ce domaine.

 

Au début de sa carrière, il a collaboré avec des arpenteurs-géomètres au Québec, puis il a évolué vers des environnements de recherche et développement où de nouvelles technologies étaient constamment testées : numérisation laser, imagerie par drone, méthodes émergentes de capture de données qui, à l’époque, ne disposaient d’aucun cadre structuré.

 

Maxime est rapidement devenu la personne qui trouvait comment faire communiquer ces technologies entre elles.

« Ils acquéraient tous ces outils avancés, et moi, je trouvais les solutions pour que tout puisse se connecter. »

Ce rôle a façonné la suite. Avec le temps, il a compris que ce qui l’intéressait réellement n’était pas un logiciel en particulier, mais l’espace entre les plateformes. Les écarts. Les frictions. Les inefficacités que plusieurs acceptent comme normales.

Aujourd’hui, c’est ce qui définit son approche.

 

Réorganiser l’invisible

Maxime décrit son rôle actuel moins comme celui d’un formateur traditionnel que comme celui d’un analyste.

 

Il restructure les flux de travail.
Il repère les écarts.
Il identifie les bogues.
Il détecte où l’effort manuel se cache — puis il le remplace par de la logique.

 

Ses principaux outils incluent Civil 3D, AutoCAD Map 3D et FME, une plateforme puissante d’automatisation de données largement utilisée en transformation géospatiale. Il intègre également des outils comme ChatGPT à son quotidien, notamment pour la synthèse, la rédaction de rapports et l’accélération de la résolution de problèmes.

Bien qu’il forme les utilisateurs sur les logiciels, sa réelle valeur se situe ailleurs : montrer aux équipes comment cesser de dépendre d’opérations répétitives.

« Ce qui distingue un utilisateur de base d’un utilisateur avancé, c’est la capacité d’arrêter de répéter des tâches manuellement et de commencer à les automatiser. »

 

Il insiste sur un point important : l’automatisation ne signifie pas devenir programmeur professionnel.

« Pas besoin d’être programmeur. Il faut surtout être curieux. »

 

Dans un cas concret, Maxime a développé en quelques minutes un script permettant d’effectuer des calculs de quantités avancés sur des solides 3D complexes dans Civil 3D. Une tâche normalement longue, manuelle et sujette aux erreurs est devenue rapide et précise.

C’est là que la transformation prend réellement forme.

 

La véritable barrière n’est pas technologique

Pour Maxime, le défi n’est pas de trouver les bons outils.

Le vrai défi, c’est l’adoption. Les utilisateurs développent des habitudes autour de méthodes inefficaces. Introduire de nouvelles approches demande de changer la façon de penser le travail.

 

Son approche est simple : empathie, écoute, humilité.

« Si tu n’arrives pas en te présentant comme celui qui sait tout, ça fait tomber les barrières. »

 

La confiance devient alors le véritable accélérateur.

 

Là où Maxime crée un impact

Au fil des années, Maxime a travaillé étroitement avec Hydro-Québec, aidant les équipes à exploiter pleinement leurs environnements de conception, de modélisation et de données. Plusieurs utilisaient déjà des outils puissants, mais une fraction seulement de leur potentiel était activée. Son rôle a été de révéler ce qui devient possible lorsque les capacités logicielles sont combinées à des flux structurés et à l’automatisation.

Il combine souvent la modélisation avancée sous Civil 3D, la gestion de données dans AutoCAD Map 3D et la transformation via FME afin de connecter les environnements de conception à de vastes bases de données géospatiales. Il aide les organisations à passer de dessins statiques à des jeux de données vivants, interrogeables et validables en continu.

 

Plus récemment, il a collaboré avec Aéroports de Montréal, en appui aux centres de données techniques et aux équipes d’infrastructure. Un aéroport fonctionne comme une ville condensée : réseaux électriques, aqueducs, infrastructures souterraines, corridors de transport, systèmes de sécurité superposés. Maxime contribue à assurer que ces données demeurent fiables, normalisées et accessibles entre les départements.

Plusieurs municipalités du Québec font également appel à lui. Sa force rare réside dans sa double expertise : la géomatique et les géodatabases d’entreprise d’un côté, les flux de projets en génie civil de l’autre. Il comprend à la fois comment la donnée est structurée et comment elle est utilisée au quotidien sur le terrain.

 

Le résultat n’est pas seulement une exécution plus rapide. C’est une meilleure prise de décision.

 

Une fascination pour la ville cachée

Au début de sa carrière, Maxime ne pensait pas aux infrastructures sous les rues. Aujourd’hui, elles le fascinent.

Réseaux d’aqueduc. Égouts sanitaires et pluviaux. Corridors électriques. Fibres optiques. Des systèmes massifs, invisibles, qui soutiennent la vie quotidienne.

Plusieurs de ces réseaux ont des décennies d’existence. La documentation est parfois fragmentée. Les données sont dispersées entre services.

Maxime aide à ramener de l’ordre dans cette complexité. Il consolide, valide et modernise les données d’actifs souterrains pour qu’elles deviennent fiables.

Parce que lorsque l’infrastructure échoue, ce n’est rarement par manque de compétence technique. C’est souvent à cause d’informations manquantes, obsolètes ou inaccessibles.

 

Comprendre la ville invisible, c’est protéger celle que l’on voit.

Un équilibre concret

Quand Maxime quitte le bureau, il quitte les écrans.

Il construit. Il expérimente. Il manipule des matériaux comme il manipule des données.

Cette créativité manuelle n’est pas séparée de sa vie professionnelle. Elle en est le prolongement.

Essayer. Ajuster. Améliorer.
Assembler un costume ou automatiser un flux de travail repose sur le même principe : de petites améliorations cumulées produisent des résultats significatifs.

 

Une philosophie simple

Maxime résume son approche en trois idées :
Rester curieux. Poser des questions. Rester humble.

Même lorsqu’on possède une grande expertise, aborder un problème comme si l’on avait encore à apprendre ouvre l’espace à l’évolution.

Pour lui, l’expertise ne consiste pas à avoir toutes les réponses.

Elle consiste à savoir comment les trouver.

 

Pourquoi les clients choisissent Maxime Carrier

Maxime réunit le contexte du génie civil, l’expertise en géomatique et une pensée orientée vers l’automatisation — une combinaison rare.

Il ne se limite pas à enseigner des fonctionnalités.

Il aide les organisations à repenser la circulation du travail dans leurs systèmes.
Il connecte conception, données et prise de décision au sein d’un même écosystème.

Pour les clients de SolidCAD, Maxime ne résout pas seulement des enjeux techniques.

Il bâtit des ponts entre systèmes, disciplines et possibilités.

Discrètement. Curieusement.
Une connexion à la fois.